Le secteur de la construction a déjà perdu 1 725 entreprises au total au cours du premier semestre 2026

Le secteur belge de la construction reste soumis à une forte pression. Durant ce laps de temps, même si 7 545 nouvelles PME dans le secteur de la construction ont lancé leur activité, nous devons déplorer l’arrêt de 9 270 d’entre elles (dont 1538 faillites). En perte nette, nous décomptons une baisse sans précédent de 1 725 entreprises de construction, et ce à peine en six mois. C’est ce qui ressort d’une analyse réalisée par Embuild sur la base des chiffres fournis par l’agence d’informations commerciales Trends Business Information. Le plus surprenant concerne la forte augmentation du nombre de cessations d’activité. Celles-ci ont augmenté de 14,6 % par rapport à la même période l’année dernière. « En raison de ce grave recul, nous sommes de moins en moins en mesure d’atteindre les grands objectifs en matière de logement, de rénovation et d’infrastructures que s’est fixés notre pays », réagit Niko Demeester, Administrateur délégué d’Embuild. « Dans le cadre des négociations budgétaires fédérales, nous demandons que des mesures fortes soient prises pour relancer la construction de logements. » Plus particulièrement, un taux de TVA réduit pour la construction et l’achat d’un logement propre et unique, et pour les logements loués pendant au moins 15 ans, moyennant le respect d’une norme de superficie, est absolument nécessaire. Il convient par ailleurs de renforcer les investissements dans les infrastructures de défense et de justice. »

Le secteur de la construction et de la rénovation résidentielles traverse une période difficile depuis des années, ce qui a rendu ces entreprises de construction particulièrement vulnérables. Au premier semestre 2026, le nombre de créations d’entreprises dans ce segment a diminué de 3,8 % par rapport à la même période un an plus tôt. En revanche, les cessations d’activité ont augmenté de 13,6 %.

Dans la construction et la rénovation non résidentielles, le nombre de starters a baissé de près de 13,5 %, tandis que le nombre de cessations a augmenté de 21,7 %.

Pour les entreprises spécialisées dans les travaux d’infrastructure, le bilan n’est guère plus réjouissant. Le nombre de nouvelles entreprises a baissé de 12,9 %. En revanche, le nombre de cessations d’activité a diminué de 1,9 % par rapport à l’année précédente, même si ce chiffre reste particulièrement élevé.

« Cette baisse particulièrement forte du nombre de PME de la construction et de l’installation est extrêmement préoccupante. Notre pays est confronté au plus grand défi en matière de construction depuis la Seconde Guerre mondiale, tant dans le domaine du logement que dans celui des bâtiments, des installations énergétiques et des infrastructures en tout genre. C’est pourquoi les décideurs politiques se tournent à juste titre en premier lieu vers nos entreprises, mais celles-ci ont besoin d’un soutien à plusieurs niveaux, » indique Niko Demeester, CEO d’Embuild.

Dans le cadre des négociations budgétaires du gouvernement fédéral, Embuild plaide pour un taux de TVA réduit pour la construction et l’achat d’un logement propre et unique, et pour les logements loués pendant au moins 15 ans, moyennant le respect d’une norme de superficie. La fédération de la construction insiste vivement pour que l’on se montre plus ambitieux et que l’on porte les investissements publics à 4 % du PIB. Seuls 3,1 % du PIB sont consacrés aux investissements publics actuellement. D’autres pays investissent proportionnellement davantage malgré des impôts moins élevés. Ainsi, les 27 États membres de l’UE consacrent en moyenne 3,7 % de leur PIB aux investissements publics. Au niveau fédéral, il convient surtout de renforcer encore les investissements dans les casernes, les prisons, les palais de justice, etc.